ARCHIVES SONORES.

Période 1946 / 1962.

 
L'importance que prendra la radio, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, avec la diffusion à grande échelle de la musique (les genres les plus populaires en Algérie seront pratiquement tous représentés avec les orchestres de la station Radio Alger) va manifestement aider à la levée de certains tabous relatifs à la pratique musicale dans les milieux citadins...
Il faut savoir que ces émissions du grand orchestre Çan'a étaient écoutées quasi "religieusement" par les mélomanes et dans certaines familles partout en Algérie… Au Maroc, par exemple, elles ont contribué à ancrer la tradition du Gharnati…
C'est une période qui verra l'émergence de nombreux chanteurs musulmans (le plus souvent des amateurs) sur une scène artistique dominée jusqu'alors par les Maalem, des quasi des professionnels de la musique.
De nouvelles sensibilités dans l'interprétation vont alors se révéler au grand jour, de nouveaux styles vont s'imposer…
 
Cette période sera aussi le début de l'ère du microphone et de l'amplification électronique. Pour être à la page, tous les solistes et tous les orchestres privés vont exiger une "sono" pour se produire en public. Les VOIX se feront de plus en plus rares !

* * *

Nous essaierons dans cette section de recenser les nombreux acteurs de cette période. Comme toujours, nous comptons sur l'aide de nos visiteurs…
Mais pour l'introduction de cette page, quoi de plus naturel que rendre hommage à cette équipe historique qui a pratiquement fixé les canons du style actuel : l'équipe du grand orchestre de la station Radio Alger.

Nous nous excusons pour la qualité du son …

 

En Hommage à tout l'orchestre de Station

sous la direction du Maître Mohammed FAKHARDJI.

Chant et Alto le Maître AbderRezaq Fakhardji.

Mandoline: Omar Zemouri dit "Hibbi"

Qanoun (cithare): Boudjemaa Ferguène

Flûte: Zadmia Mohamed dit "Gamba"

Kwitra: Mohammed Bahar

Enregistrement d'une émission "En direct" de 1952. Document fourni à titre gracieux par El Hadj Djaïdir Hamidou.

 Niqlab

Mode Jarka

( Marra Yakhtar )

 Extrait du Niqlab Jarka (fin de la pièce) exécuté par l'ensemble de l'orchestre.

Istikhbar

Mode Raml_Al_Maya

Extrait de l'Improvisation sur le Mode Raml_Al_Maya (premier vers). Traduction du texte du premier vers : "Il m'est interdit d'admirer une beauté autre que la votre, Les mots (kalamou) qui n'émanent pas de vous ne sont pour moi que des blessures (Kilamou).

Niqlab

Mode Raml_Al_Maya

( Ya Badi' Al Djamali )

 Extrait d'un Niqlab Raml_Al_Maya. Cette pièce est de moins en moins jouée à cause de la difficulté rythmique qu'elle introduit dans le choix d'un rythme d'accompagnement de la percussion.

Istikhbar

Mode Aaraq

 Extrait de l'Improvisation sur le Mode Aaraq (premier vers). Traduction du vers chanté : "Laissez mes yeux pleurer la disparition de l'ami, Qu'ils éteignent par la fraîcheur des larme

Istikhbar

Mode Zidane

 Extrait de l'Improvisation sur le Mode Zidane (premier vers).

Niqlab

Mode Ziddane

( Ya Racha Fattâne )

Extrait (début) d'un Niqlab du Mode Zidane.

Istikhbar

Mode Sika

Extrait de l'Improvisation sur le Mode Sika (premier vers).

Niqlab

Mode Sika

( Ala Fasqinî )

Niqlab du Mode Sika (Premier couplet). Cette interprétation qui diffère légèrement de la version courante nous fournit quelques éléments (dans le chant et la réplique instrumentale) qui pourraient aider pour redonner à cette pièce une plus grande cohérence dans sa structure. La poésie utilise des hémistiches courts à cinq syllabes…

Traduction quasi littérale du texte:

Verse-moi à boire * De ce qui peut me revigorer * Et ce breuvage chinois * Qui me guérit.

Lève-toi et ravive mes sens * Avec des narcisses * Et celui qui a de grands yeux noirs * Qui me guérit.

Ô taille de saule * Ta beauté qui séduit * C'est toi le Maître * Mon ami fidèle.

A Suivre…

 
 
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