Mise à jour : 10 Janvier 2007 |
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La Burda |
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Le panégyrique |
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| Le panégyrique du Prophète (QSSL) est un art poétique, un genre littéraire exprimant les passions religieuses. Il figure parmi les chapitres littéraires raffinés (langue arabe clasique et parler populaire). Il fut mis en application par les poètes dès lavènement de lIslam et acquiert aussitôt une notoriété et une gloire retentissantes au cours des siècles suivants. Il entra en compétition à partir du 7ème siècle avec les autres genres littéraires grâce à lapport des soufis. | |||
| "Une littérature où les données historiques sont mêlées aux légendes, où les faits réellement établis sont intégrés avec des récits merveilleux dans un ensemble hagiographique correspondant peu, à dire vrai, aux sentiments réels du Prophète (QSSL) qui ne cessait de dire et de répéter, aux amateurs de miracles, qu'il n'était qu'un homme recevant et transmettant une révélation divine, non un fabricant de prodiges." (*). Note du Cheikh Hamza Boubakeur, recteur de l'institut musulman de la mosquée de Paris | |||
| Notons aussi que certains commentateurs (orthodoxes) reprochent à la Burda de contenir des vers incompatibles avec la foi musulmane. Sur certains sites (musulmans) sur le Net on s'attaquent carrément à la Burda et à son auteur surtout concernant les deux derniers chapitres (très ancrés dans la culture maghrébine et soufie). Buçiri fait encore parler de lui ! | |||
| De nombreux poètes vont exceller dans ce genre (aussi bien dans le classique que dans le genre populaire). | |||
| Pour le classique, on relèvera trois poèmes qui sont considérés comme des chefs-d'oeuvre du genre: | |||
| 1- La qaçida prononcée dès lavènement de lIslam devant le Prophète (QSSL) par Kab Ibn Zuhayr et qui reçu comme titre « Bânat Suad » littéralement «Suad a disparu ».(Ka'ab avant dêtre musulman sétait attaqué à la personne du Prophète. Ka'b est le fils du poète Zuhayr Ibn abi Salma auteur d'une Muaalaqa, ces fameuses Qacida de l'arabie anté-islamique. C'est aussi le frère de celle qui est considérée comme la plus grande des poétesse; Al Khansa. ) On dit que le Prophète n'a pas pu retenir son émotion devant la beauté des vers que Ka'b a écrit en son Honneur. Il se leva et ôta son manteau pour couvrir le poète en signe de glorification et de satisfaction. C'était aussi une manière de lui signifier son pardon après sa soumission et sa conversion à lIslam. | |||
| Il sagit dun manteau détoffe du Yémen que portait le Prophète (QSSL). Ce manteau fut acheté par la suite par le fondateur de la dynastie Umayyade Moawiyya Ibn Abi Sufyân, puis passa aux Abbassides, aux Fatimides puis aux ottomans après la conquête de lEgypte par Sélim I. Il est encore visible au musée de Sérail à Istanbul et entouré dune grande vénération. (*) | |||
| 2- La qacîda composée en lhonneur du Prophète (QSSL) par Sharafu ad Dîn al Bussirî intitulée « Al Kawakib ad Durriya Fi Madh Khayr El Barriya » (les planètes étincelantes ou éloge de la meilleure des créatures). Nom qui ne tardera pas, à être substitué par celui de « Burda ». | |||
| 3- La troisième est la qacîda intitulée « Nahdj Al Burda » (sur la voie de la Burda) composée par le poète moderne, "le Prince des poètes", Ahmed Chawki (1868-1923) qui envisagea par sa rédaction rivaliser avec la Burda de Bussirî. La qacîda de Ahmed Chawki fut chantée par la célèbre Oum Kalthoum. | |||
Lauteur de la Burda |
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| De son vrai nom Sharafu eddine Muhammad abu abdallah ben Saîd el Sanhadji. Plus connu sous le nom de Bussirî (Abûçir : province des Banu Swif, Egypte). Il serait dorigine berbère (Maroc) comme le montre son surnom éthnique « As Sanhadji » . Il naquit à Abûçir en Egypte, le 1er Chuwwal 608 de lhégire (mars 1212). Il sapplique à lart de la calligraphie et à la grammaire (d'où peut-être les nombreux parallèles avec ces disciples qu'on retrouve à travers les vers de la Burda.). Il fut le disciple du soufi Abu lAbbas Ahmed al Mursî chef de l'ordre Shadhulite. | |||
| Parmi ses uvres le fameux poème intitulé « Umm al Kura Fi Madh Khayr l Wara » connu sous le nom de « Alhamzya », qacîda rimant en hamza, composée également en lhonneur du Prophète (QSSL). Ses vers dépassent trois fois ceux de la Burda. Cette qacîda de Alhamzya est toujours utilisée dans les confréries de Constantine et du Sud algérien lors des manifestations de la nativité du Prophète (QSSL) « almawlid anabaoui acharif ». | |||
| Il sintégra dans la voie des Chediliya en Egypte. La Chediliya, qui devait devenir la plus importante Tariqa (ordre) en Afrique du Nord fut fondée par Abu l Hassan Ali Achadilî (1196-1258) disciple du Qotb Mulay Abd Essalam Ibn Machich, disciple lui-même de Abu Madyan Shuaib Ibn Alhusayn (1126-1198) de Tlemcen, le plus grand des premiers maîtres du Tasawwuf . Parmi les disciple de Abu Madyan, on peut citer les andalous : Ibn Arabî le philosophe mystique mort à Damas ; Ibn Sabahïn ; le poète Shustari dont les poèmes sont toujours récités dans les hadras. | |||
| Al Bussirî serait décédé entre 1296 et 1297, son tombeau fut placé près de celui de lImam Chafiî. | |||
La Burda |
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| En réalité la notoriété de Bussirî est due à la Burda qui fut composée dans des circonstances miraculeuses selon la tradition. Au dire de ses biographes, lui-même, en faisait le récit suivant : | |||
| « je fus atteint dune hémiplégie qui me paralysa à moitié. Je songeais alors à composer ce poème de la Burda. Après lavoir fait, j'ai demandé à Dieu de bien vouloir me guérir, puis j'ai commencé à le réciter en pleurant et je mendormis. En songe, je vis le Prophète (QSSL) passer sa main bénie sur ma partie malade et jeter sur moi un manteau. Au réveil, je me trouvais capable de me lever : je sortis de chez moi sans avoir raconté rien de tout cela à personne. J'ai rencontré un faqîr qui me dit : Je désire que tu me donnes le poème dans lequel tu loues le Prophète (QSSL). | |||
| -lequel ? | |||
| - celui que tu as composé durant ta maladie, et il me récita le commencement. Par Dieu, ajouta-t-il, je lai entendu hier réciter en présence du Prophète que jai vu sincliner à mon grand étonnement et il a jeté son manteau sur celui qui le récitait. | |||
| - Je lui remis cette pièce de vers ». | |||
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| Cette qacîda (à laquelle sont liés d'autres légendes populaires, des superstitions et autres pouvoirs) est utilisée essentiellement pour les cérémonies denterrement et dans les convois funèbres (y compris les veillées au domicile mortuaire le jour du décès et les 3 ème et 40 ème jour du décès). Mais aussi, dans quelques zaouias où elle est utilisée pour animer les soirées religieuses festives lors du Mawlid, âchoura ou même la nuit du destin (Ramadhan). | |||
| La pratique de la Burda est principalement liée aux Tolbas (chantres de Coran). Avec la disparition "programmée" de ces derniers à Alger (et bientôt dans tout le pays au train où ne vont plus les choses), le rituel de la Burda devient de plus en plus rare (pratiquement plus personne ne chante al Burda actuellement). | |||
| Elle reste cependant pratiquée, et avec plusieurs versions dans les airs utilisés, dans les régions intérieures du pays (Constantine, Batna, Biskra, Chlef et dans le sud) par des irréductibles. Mais pour combien de temps ? | |||
| La Burda comprend 160 vers. Les commentateurs l'on divisée en dix (10) couplets ou chapitres. Le premier chapitre est un passage obligé de toute Qacida classique où il toujours question d'interroger les vestiges et les ruines pour évoquer un temps passé. Ci-dessous l'intitulé des couplets. | |||
| 1- De la poèsie amoureuse et des plaintes sentimentales. | |||
| 2- Mise en garde contre les errances de l'âme | |||
| 3- Eloge du Prophète (QSSL) | |||
| 4- De Sa nativité, Dieu le bénisse et le Sauve ! | |||
| 5- Des miracles du Prophète (QSSL) | |||
| 6- De la noblesse et de l'éloge du Coran | |||
| 7- Du voyage nocturne et de l'ascension du Prophète (QSSL) | |||
| 8- De la lutte du Prophète (QSSL) pour le triomphe de la cause de Dieu | |||
| 9- De Son Intercession (QSSL) | |||
| 10- Supplication | |||
| En plus de ces 160 vers, on y retrouve cependant suivant les éditions des dizaines de vers apocryphes (ajoutés). Une pratique très répandue dans la poésie. Les commentateurs de l'oeuvre les mentionnent à chaque fois. | |||
| Le texte de la Burda et son comentaires retrace des siècles d'histoire de l'islam. On y retrouve plusieurs "épisodes" et influences (celles des grands poètes arabes de Imru al Qays à El Moutanabbi; des allusions aux querelles opposant rationalistes, philosophe et docteurs de la foi, etc..) | |||
| On ne peut que recommander la consultation d'un ouvrage spécialisé, ils sont nombreux. Le cadre restreint d'un site Internet ne peut que donner quelques repères. Signalons au passage le livre de commentaires de Hamza Boubakeur "Al Burda" imprimerie TIPE Montreuil 1980. | |||
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L'exécution (le chant) |
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| Il est très rare d'entendre réciter (ou chanter ) tout le poème (même du temps où on pouvait croiser des Tolbas !). Généralement on chante des vers de chaque chapitre. Ces vers sont choisis d'après leur puissance expressive ou émotionnelle et surtout par tradition. (On peut trouver sur le Net des exemples sonores de cette récitation). | |||
| On intercale systématiquement entre les vers un refrain qui ne fait pas partie du poème. | |||
( phon. Mawlaya çalli wa sallim da'imane abada * aala habibika khayri L khalqi kullihimi !) |
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| "Seigneur, accorde ta Bénédiction et Ton Salut, toujours et à jamais, à Ton Ami (QSSL), La Meilleure des Créatures, dans leur totalité ! " | |||
| Voici un exemple de ce refrain chanté par un témoin - amateur - (dans la tradition de l'ouest algérien): | |||
| Partie lente : Burda1 Partie Rapide: Burda2 | |||
| Voici un autre exemple du même refrain (tradition d'Alger), rapporté par El Hadj Mohammed Khaznadji qui dans dans les années 50 accompagnait le Cheikh Mohamed Lakehal (dit "bounouidhrate" -l'homme au petite lunettes-; conservateur du mausolée de sidi m'hamed à Belcourt) lors de ces séances de récitation. On remarquera l'évolution du rythme (la pièce, la Burda Alger serait structurée comme une Nouba, elle débute par un rythme lent, comme un Meççadar pour se terminer sur un rythme rapide à la manière d'un khlass). | |||
| Partie Lente: Burda3 Parties suivantes: Burda4 | |||
En préparation d'autres extraits de cette Burda. |
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Une seule adresse pour votre contribution: groupe_yafil@hotmail.com |
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| Enfin, signalons que la poésie est dans le mètre Al Bassit en quatre paradigmes par hémistiches. Remarquez cette particularité des Qacida classiques avec l'annonce de la rime (ici en "Mi") dès la fin du premier hémistiche. Par la suite la Qacida n'est pas tenue à la rime médiane (Dans la Burda il n'y a que 3 vers dont la rime médiane est en "Mi"!). Ce phénomène quasi-général, sûrement connu des poètes mais jamais mentionné, nous a été révélé par notre grand Monsieur de Koléa le cheikh et poète Slimane Aanani. | |||
Le Texte |
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| Pour avoir une idée sur ce poème, nous mettons à votre disposition lintégralité du texte des deux premières sections avec une traduction. Grand Merci à notre ami Waïl qui a réussi à faire une compilation des très nombreux ouvrages qui traitent de la Burda. Dont la référence centrale CHEBAGOUDA Abdelhamid paru chez les éditions SPARTEL en 1989. Notons que nous retrouvons une traduction pratiquement équivalente dans l'ouvrage du Cheikh Hamza Boubekeur qui précise dans son introduction que son apport a surtout été dans le commentaire. | |||
Première Partie : De la poésie amoureuse et des plaintes sentimentales |
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| Est-ce à la remémoration des voisins de Dhu Salam | Que tu répands des larmes sanguinolentes ? | ||
| Ou est-ce en raison du vent qui souffle du côté de Kadhima | Tandis que léclair fend de ses éclats les ténèbres du côté dIdâm ? | ||
| Mais quont donc tes yeux à déborder de larmes lors même que tu les convies à cesser ? | Et quà ton cur à vaguer alors que tu le convies à se ressaisir ? | ||
| Lamoureux croit-il pouvoir déguiser sa passion | Quand ses larmes et un feu intérieur (le dénoncent) ? | ||
| Sans lamour tu ne déverserais pas de larmes sur les débris des campements (abandonnés) | Et lévocation dAl Bân et dAl Alam ne (te causerait) aucune insomnie | ||
| Comment désavouerais-tu un amour confirmé | Par tes larmes et ta maladie tels des témoins à charge | ||
| Et alors que tes sanglots et ton dépérissement ont imprimé | A tes joues la (pâleur) du narcisse et la couleur de lanam ? | ||
| Oui, lapparition de celle que jaime mest apparue dans la nuit et ma réveillé | Par laffliction quil entraîne, lamour élimine les plaisirs (du rêve) | ||
| O toi qui me récuse un amour platonique, sois indulgent ! | Si tu étais équitable tu lempêcherais de me blâmer | ||
| Puisse-tu, par contamination éprouver mon sort ! Mon secret nest pas ignoré | Des adversaires, et le mal qui me dévore nest pas près de prendre fin | ||
| Tu maccordes généreusement des bons conseils, mais je ne puis técouter | Car le passionné est sourd aux reproches | ||
| Jai déjà soupçonné les réprimandes de mes cheveux blancs, | Et pourtant la canitie est au-dessus de toute suspicion. | ||
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Deuxième Partie : Mise en garde contre les errances de l'âme. |
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Mon âme, inspiratrice du mal, ne tient point compte, par méconnaissance, |
Des présages de la vieillesse et de la décrépitude |
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Elle ne sest nullement préparée par de bonnes actions, à recevoir |
Lhôte désinvolte qui sest installé sur ma tête (les cheveux blancs) |
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Si javais pressenti que je ne pourrais le recevoir dignement , |
Jaurais caché, grâce au Katam (plante pour la teinte), le secret quil ma dévoilé |
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Qui maidera donc à arrêter mon âme en ses passions |
Comme on maintient par les brides un cheval fougueux |
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Ne cherche pas à apaiser son appétit par des actes de désobéissance à Dieu |
A dire vrai, pour celui qui fait la fête, lappétit augmente en mangeant |
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Lâme est similaire à un bébé, délaissé à lui même, il voudrait téter jusquà ladolescence |
Mais, si on le sèvre, il se dessaisit de lallaitement |
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Ecarte-toi de la passion ! Méfie-toi de son autorité ! |
Ce que la passion commande est, en vérité, ou détruit ou dégradé |
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Songe donc à ton âme pendant quelle sadonne à des uvres pies et si, telle une brebis, |
Elle découvre un pâturage doux ne ly abandonne point ! |
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Que de fois elle magnifie un plaisir fatal pour lhomme |
Qui ignore quune riche nourriture peut contenir du poison |
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Crains autant les embûches de la faim que ceux du repu, |
Car souvent la misère est plus redoutable que la surabondance |
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Nettoie de ses larmes ton il rempli dillusions interdites |
Et consacre toi à te racheter par le repentir |
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Chasse les propositions de lâme et de Satan, et désobéis leur |
Et quand bien même ils te donneraient de bons conseils, sois méfiant ! |
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Ne leur obéis point, quils soient pour toi rivaux ou conciliateurs |
Car tu connais bien la trahison de ladversaire autant que celle du juge |
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Jimplore pardon à Dieu de parler sans agir, cest comme si |
Je reconnaissais une descendance à un homme atteint de stérilité |
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Je conseille aux autres de pratiquer le bien sans suivre mes propres exhortations |
ni chercher à être probe. A quoi bon de leur dire : corrigez-vous ! |
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Je ne me suis muni, avant ma mort, daucune provision supplémentaire et ne me suis |
Prescrit comme prière et comme jeûne que ce qui était rigoureusement obligatoire |
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Bibliographie |
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| - Al Burda (le manteau) de Sharafu-d-din Al Busiri , texte intégral, commentaires et traductions par Hamza Boubakeur recteur de la mosquée de Paris, Montreuil 1980 imprimerie ITE. | |||
| - A suivre... | |||
Remerciements à Waïl Labassi, à Madame Nassima et Hadj Khaznadji Mohamed pour la contribution à cette modeste page ! |
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